Le XI° au XVIII° siècles

C'est au cours du Moyen-age que c'est fixé la plupart des noms de villages de la commune de Bouvron.

L'abbaye de Saint-Gildas fondée en 1026, par une colonie de Redon hérite de la terre de Bouvron. Jusqu'à la révolution, la paroisse demeure dépendante de l'Abbé de Saint-Gildas, lui-même rattaché au doyenné de La Roche-Bernard.

Il est intéressant de noter que Bouvron se situait sur un chemin de pèlerinage soit en Terre Sainte, soit à Saint-Jacques de Compostelle. Une chapelle y a été érigé semble-t-il par les Hospitalier de l'Ordre de Malte (l'un de leur saint étant Saint Julien), cette chapelle s'appelant Saint-Julien. Une statue de la vierge permet d'émettre cette hypothèse car elle est de la même facture que celle de la vierge de Strakonice de Prague, oeuvre d'un chevalier de Malte, membre de la commanderie de Strakonice.

Un autre fait marquant de cette période pour la paroisse de Bouvron est le mariage le 20 janvier 1640 de Louise de Fourché, fille de Mathieu Fourché conseiller du Roi au parlement de Bretagne et de Guyonne Bouriau dame de Quéhillac (seigneurie de Bouvron), avec Nicolas Foucquet, alors conseiller au parlement de Metz. En 1653, il devint surintendant des finances de Louis XIV. Alors homme le plus important de France après le roi, il dilapida les fonds royaux et se sentant menacé se serait réfugié à Quéhillac sous un faux nom. Il a été arrêté le 7 septembre1661 à Nantes par le sous-lieutenant d'Artagnant, mousquetaire du Roi.

 

Chateau de Quéhillac

Château de Quehillac

Tiré des livres de Hervé TREMBLAY :"Bouvron et ses villages"
et de Jean SURGET : "La Rivière des Castors"
 
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